inquiries@lpi-quality.com
ENFR中文 Connexion Inscription

Inspecter soi-même sa marchandise en Chine ou déléguer l’inspection ?

Aller soi-même à l’usine rassure. Mais une inspection utile demande une méthode, du temps et de l’indépendance. Voici comment choisir.

Inspecter soi-même est possible si vous connaissez le produit, la méthode AQL et pouvez être à l’usine le bon jour. Pour 5 000 pièces, il faut contrôler un échantillon de 200 pièces. La plupart des importateurs délèguent donc l’inspection courante à un tiers et gardent leurs visites pour la relation avec le fournisseur.

Trois façons de contrôler une commande

Avant d’expédier, quelqu’un doit vérifier que la marchandise correspond à ce que vous avez commandé. Trois solutions existent, et elles ne se valent pas :

Qui inspectePoints fortsLimites
Vous-même ou un salariéConnaissance du produit et du client final ; relation directe avec l’usineVoyage, disponibilité à la date imposée par la production, langue, méthode ; vous êtes juge et partie
Le service qualité du fournisseurSur place en permanence, sans coût supplémentaireIl contrôle sa propre production : en cas de problème, son intérêt est d’expédier
Un inspecteur tiers indépendantMéthode AQL, rapport normalisé et neutre, présent sous quelques jours partout en AsieCoût par inspection ; il faut lui transmettre vos exigences avec précision

Ce qu’exige une inspection sérieuse

Faire un tour dans l’atelier et ouvrir quelques cartons n’est pas une inspection. Un contrôle qui permet de décider d’expédier ou non suppose :

  • Un échantillon représentatif : la taille d’échantillon se calcule selon l’AQL (ISO 2859-1). Pour une commande de 5 000 pièces au niveau de contrôle II, il faut examiner 200 pièces, tirées au hasard dans des cartons choisis par l’inspecteur, pas par l’usine.
  • Une référence : vos spécifications et l’échantillon que vous avez validé, pour comparer couleur, finition, dimensions et fonctionnement.
  • Une liste de contrôle : quantités, aspect, dimensions et poids, essais de fonctionnement et de sécurité sur place, marquages, étiquettes et emballage.
  • Une classification des défauts en critiques, majeurs et mineurs, et des limites d’acceptation fixées avant l’inspection : 0 défaut critique, et généralement 2,5 pour les majeurs et 4,0 pour les mineurs.
  • Un rapport avec photos et chiffres, que vous pourrez opposer au fournisseur.

Contrôler 200 pièces une par une, avec mesures et essais, prend souvent la journée. Si vous partez de France, ajoutez le voyage, et le risque que la production ne soit pas terminée à votre arrivée.

Les limites de l’inspection par l’acheteur

  • La date ne dépend pas de vous. Une inspection avant expédition n’a lieu que lorsque la commande est terminée et emballée. Si l’usine prend une semaine de retard, votre billet d’avion ne vaut plus grand-chose.
  • La distance se multiplie. Plusieurs fournisseurs dans plusieurs provinces, ou au Vietnam et en Inde, c’est autant de déplacements.
  • La langue et la relation. Négocier une reprise avec le directeur d’usine, face à lui, en anglais, après un dîner offert : la pression joue rarement en faveur de l’acheteur.
  • La neutralité. Si le lot est refusé, le fournisseur peut contester votre jugement. Un rapport établi par un tiers selon des règles écrites à l’avance pèse davantage.

Quand aller soi-même à l’usine

Votre présence reste précieuse à certains moments, qui relèvent plus de la relation fournisseur que du contrôle de lot :

  • la première visite d’un nouveau fournisseur, pour le rencontrer et voir l’atelier (une évaluation initiale d’usine par un auditeur complète utilement cette impression) ;
  • le développement d’un produit et la validation de l’échantillon de référence ;
  • le démarrage de la première production d’un produit technique, où votre ingénieur doit régler des détails avec l’usine.

Quand déléguer à un inspecteur indépendant

Déléguez l’inspection courante dès que les commandes se répètent, que vous avez plusieurs fournisseurs ou que l’usine est loin de vos déplacements habituels. C’est aussi la seule solution réaliste pour contrôler chaque commande avant de payer le solde.

Chez LPI Quality, l’inspection est réalisée par un inspecteur spécialisé dans votre type de produit, avec au moins cinq ans d’expérience en contrôle qualité. Nous pouvons être chez votre fournisseur sous 48 heures, au même tarif tout compris partout en Asie, et le rapport illustré vous parvient sous 24 heures. Les inspecteurs ne prennent jamais de décision sur la production : c’est vous qui décidez, sur la base du rapport.

La combinaison qui fonctionne le mieux : vous allez à l’usine pour la relation et les décisions techniques, un tiers contrôle chaque lot selon une méthode constante. Pour choisir ce tiers, voir comment choisir une société d’inspection en Chine. Pour la vue d’ensemble, lisez notre guide complet du contrôle qualité en Chine.

Si vous inspectez vous-même : la liste minimale

  • Calculez la taille d’échantillon avec le simulateur AQL et notez les limites d’acceptation avant de partir.
  • Emportez vos spécifications, l’échantillon validé, un mètre, une balance et un appareil photo.
  • Choisissez vous-même les cartons à ouvrir, dans toute la pile, et comptez les cartons.
  • Notez chaque défaut, classez-le et photographiez-le avec une référence de taille.
  • Vérifiez les marquages, les étiquettes et l’emballage, pas seulement le produit.
  • Rédigez un compte rendu daté et envoyez-le au fournisseur le jour même.
FAQ

Questions fréquentes

Le service qualité du fournisseur ne suffit-il pas ?

Il est indispensable, mais il contrôle sa propre production : en cas de retard ou de défaut, son intérêt est d’expédier. Demandez ses relevés de contrôle, puis faites vérifier le lot par un tiers indépendant. La différence entre les deux est expliquée dans notre guide assurance qualité et contrôle qualité.

Combien de pièces faut-il contrôler soi-même ?

Le même nombre qu’un inspecteur : la taille d’échantillon dépend de la quantité commandée et du niveau de contrôle, selon l’ISO 2859-1. Pour 5 000 pièces au niveau II, c’est 200 pièces. Le simulateur AQL donne l’échantillon et les limites pour n’importe quelle commande.

Un rapport d’inspection indépendant a-t-il du poids face au fournisseur ?

Oui, s’il s’appuie sur des règles fixées à l’avance. Inscrivez sur le bon de commande l’AQL, l’échantillon de référence et le contrôle par un tiers : un lot refusé sur cette base est difficile à contester, et le fournisseur sait dès le départ qu’il devra le reprendre.

Confiez l’inspection courante à LPI

Un inspecteur spécialisé dans votre produit, à l’usine sous 48 heures, et un rapport illustré sous 24 heures.